Le programme LAVORAS

Le programme LAVORAS est un programme de formation public financé par la Région de Sardaigne (Italie) qui visait l’insertion socioprofessionnelle des personnes sans emploi, en priorité les personnes en situation et en milieu défavorisés, y compris les personnes issues de l’immigration. Le cas présenté ici décrit la mise en place et en œuvre d’un parcours de formation par le centre de formation MCG Soc. Coop., dans le cadre du programme. Il montre l’importance d’ancrer un projet de formation sur un territoire, en impliquant et en engageant un large éventail d’acteurs locaux, aussi bien pour compenser les contraintes posées par le programme public que pour assurer la réussite des bénéficiaires.

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Présentation rédigée

Entretien avec Maria Noto
Directeur du parcours MCG-Lavoras

Selon vous, en quoi votre parcours de formation peut-il être considéré comme une bonne pratique à suivre?

« Nous sommes conscients des difficultés auxquelles nous avons dû faire face pour mettre le dispositif en place. Le facteur de réussite pour réaliser le dispositif a été le réseau d’acteurs (à l’intérieur et à l’extérieur de MCG, privés et publics) que nous avons fait l’effort d’impliquer. Ce n’est qu’en réunissant les ressources des différents acteurs que nous avons pu atteindre les objectifs qui nous étaient posés. »

Quels résultats avez-vous obtenus en mettant en œuvre ce dispositif?

« Les résultats que nous avons obtenus peuvent être résumés en quelques points:

a) Plus de la moitié des bénéficiaires, qui ont commencé la formation, l’ont achevée et ont obtenu une certification finale avec une bonne note.

b) La majorité des bénéficiaires ont trouvé le parcours de formation intéressant et utile pour leur avenir tant en termes de carrière professionnelle que d’insertion sociale en général.

c) Les bénéficiaires issus de l’immigration qui ont conclu le parcours de formation ont obtenu un très bon score (meilleur que les autres bénéficiaires).

d) Les bénéficiaires ont vraiment apprécié le fait que les compétences acquises soient reconnues par un système de certification valable au niveau régional et national (ils ont le sentiment d’avoir plus de chances de trouver un emploi) « .

Pensez-vous que le dispositif pourrait être transférable?

« Absolument. Le dispositif peut convenir à quiconque souhaite l’expérimenter. La structure est conçue pour être personnalisée en fonction des différents besoins des bénéficiaires et des ressources fournies par l’environnement local où le dispositif est expérimenté. La principale force du dispositif n’est pas son lieu de conception mais le réseau d’acteurs intervenant dessus. »

En remontant le temps, que feriez-vous encore et qu’éviteriez vous de refaire?

« J’impliquerais autant de parties prenantes que possible depuis le début du projet et je demanderais à quelques unes d’entre elles de planifier des rencontres avec les bénéficiaires afin de leur décrire en détail la réalité à laquelle ils seront confrontés, comme cela a déjà été fait dans d’autres projets. J’améliorerais aussi la communication avec les services de l’emploi (qui étaient en charge de la sélection des bénéficiaires pour les cours de formation) afin de fournir au préalable des informations plus détaillées sur le dispositif. En outre, il conviendrait de créer des parcours de formation personnalisés en fonction des besoins des différents bénéficiaires (par exemple les migrants) »

Questionnez-vous!

Que vous suggère ce cas et en quoi vous interpelle-t-il au regard de vos propres pratiques?

De votre point de vue, quels sont les obstacles (en externe) et les faiblesses (en interne) les plus importants auxquels est confrontée l’organisation et comment trouvez-vous qu’elle les contourne/compense? Motivez votre réponse au regard de votre propre expérience.